Conakry, 6 juillet 2026 – Le ministère public près le Tribunal de première instance de Dixinn a requis, ce lundi, une peine de deux ans d’emprisonnement ferme contre Sory Millimono et Elhadj Ibrahima Soumah, poursuivis pour faux, usage de faux et usurpation du titre de notaire.

Cette procédure judiciaire fait suite à une plainte introduite par la Chambre des notaires de Guinée. Selon l’accusation, les deux prévenus auraient établi un testament en se présentant comme des notaires, alors qu’ils ne disposent d’aucune habilitation légale pour exercer cette profession.

À la barre, Sory Millimono a reconnu avoir saisi le document litigieux à la demande d’Elhadj Ibrahima Soumah. Il a toutefois rejeté toute responsabilité concernant la signature et le cachet apposés sur l’acte, affirmant ne pas en être l’auteur.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Soumah a contesté les faits qui lui sont reprochés. Néanmoins, ses déclarations à l’audience ont confirmé qu’il avait sollicité Sory Millimono pour la rédaction du document, un élément que le parquet considère comme accablant.

Dans ses réquisitions, la procureure Joséphine Widho Béavogui a estimé que les infractions étaient suffisamment établies au regard des pièces du dossier et des débats tenus à l’audience. Elle a ainsi demandé au tribunal de déclarer les deux prévenus coupables et de les condamner chacun à deux ans de prison ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.

Du côté de la défense, l’avocat d’Elhadj Ibrahima Soumah a plaidé coupable tout en sollicitant la clémence de la juridiction. Il a demandé le bénéfice de larges circonstances atténuantes ainsi qu’une peine assortie du sursis. L’avocat de Sory Millimono a, lui aussi, appelé le tribunal à faire preuve de mansuétude dans l’éventualité d’une condamnation.

Au terme des réquisitions et des plaidoiries, le président du tribunal, Thierno Oumar Barry, a mis l’affaire en délibéré et renvoyé le prononcé du jugement au 20 juillet 2026.