Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry a rendu public un communiqué faisant état d’avancées significatives dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en République de Guinée. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre rigoureuse de la politique pénale du Gouvernement, avec l’appui coordonné des forces de défense et de sécurité.
Selon les autorités judiciaires, plusieurs procédures d’envergure ont été conduites avec diligence à travers le pays. Les investigations ont notamment permis l’interpellation, en avril 2025, d’un groupe de onze individus dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Ce groupe est composé de ressortissants étrangers — maliens, nigériens et burkinabé — ainsi que d’un citoyen guinéen.
Dans la même dynamique, un ressortissant malien, identifié comme Fotigui Daou, a été arrêté à Kankan par la Gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), une organisation terroriste opérant dans la sous-région.
Les enquêtes approfondies menées sur cet individu ont mis en lumière des liens avérés avec le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs personnes, dont des Guinéens. Lors de son interrogatoire, le suspect aurait reconnu sa participation à une opération de libération d’otages contre rançon, sans autorisation légale, contribuant ainsi au financement d’activités terroristes.
Les investigations ont également révélé l’existence de plusieurs groupes de messagerie instantanée, notamment sur WhatsApp, servant de relais à des contenus extrémistes. Ces plateformes, identifiées sous les appellations « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », regroupent au total 513 membres, dont 38 de nationalité guinéenne.
Parmi ces derniers, deux individus, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savane, ont été formellement identifiés comme membres actifs de ces réseaux et interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry.
L’ensemble des suspects a été déféré devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme. Ils ont été inculpés et placés en détention pour des faits de complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme, conformément aux dispositions du Code pénal et à la législation en vigueur sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
À travers ce communiqué, le Parquet Général tient à rassurer la population quant à la mobilisation totale des autorités judiciaires et sécuritaires pour garantir la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.
Il appelle également les citoyens à faire preuve de vigilance et à collaborer activement avec les services compétents en signalant tout comportement suspect susceptible de menacer la sécurité publique.
Enfin, les autorités judiciaires réaffirment que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale absolue, nécessitant une réponse coordonnée, ferme et continue de l’ensemble des institutions de l’État, dans le strict respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales.
Le Parquet Général rappelle que toute implication, directe ou indirecte, dans une entreprise terroriste expose ses auteurs à des poursuites pénales sévères, sans distinction de statut ou de nationalité.
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