Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a effectué une visite de terrain sur le chantier de construction de la maison centrale de Yorokoguiyah. Une mission qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation du système carcéral guinéen et d’amélioration des conditions de détention.
Sur place, le ministre a exprimé sa grande satisfaction quant à la qualité des travaux en cours et à la vision globale du projet. « Je dirais que là, c’est plus qu’une prison. Ce que je viens de visiter est un centre pénitentiaire moderne, avec des infrastructures adaptées aux standards actuels », a-t-il déclaré à la presse.
Doté d’une capacité d’accueil de 3 000 détenus, le futur établissement se distingue par la diversité et la modernité de ses équipements. Des bâtiments en R+3, des infirmeries, des aires de jeux, ainsi que des salles de formation sont prévus, traduisant une volonté affirmée de faire de ce site un véritable espace de réinsertion sociale.
Pour le ministre, cette infrastructure constitue une réponse concrète au problème de surpopulation carcérale, notamment dans la capitale. « Ce centre va contribuer à désengorger les prisons de Conakry et améliorer significativement la politique pénale et carcérale de notre pays », a-t-il souligné.
Le projet intègre également une organisation interne adaptée aux différentes catégories de détenus, avec des quartiers distincts pour les mineurs, les femmes et les adultes. Une approche qui, selon le Garde des Sceaux, s’inscrit dans la vision d’une justice plus humaine et respectueuse des droits fondamentaux.
Interrogé sur la perspective de développement d’infrastructures similaires à l’intérieur du pays, Ibrahima Sory II Tounkara a confirmé que plusieurs projets sont en cours. Il a notamment cité la maison d’arrêt de Fria, dont les travaux avancent également et dont l’inauguration pourrait intervenir prochainement.
S’agissant de l’état d’avancement du chantier de Yorokoguiyah, le ministre a indiqué que les travaux sont réalisés à hauteur de 18 %, avec un délai contractuel de 24 mois qui devrait être respecté. « Au regard de ce que j’ai constaté, l’entreprise exécute correctement les travaux. Je l’encourage à maintenir cette dynamique », a-t-il conclu.
Cette visite témoigne de la volonté des autorités guinéennes de renforcer les capacités du système pénitentiaire, tout en mettant l’accent sur la dignité des détenus et leur réinsertion sociale.


