Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairaba Kaba, a présidé ce jeudi 13 aout 2025 sous l’initiative de la Direction Nationale des Droits de l’Homme à l’ouverture d’un atelier de deux jours consacré à la validation des recommandations issues du quatrième cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) auquel la République de Guinée a pris part en avril dernier à Genève.Aux côtés de son cabinet, de représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), d’acteurs de la société civile et de représentants de tous les départements ministériels concernés, le ministre a souligné l’importance de cette étape dans le renforcement de l’engagement de la Guinée en matière de droits humains.

Face aux 257 recommandations formulées par les États membres du Conseil des droits de l’homme, le ministre Kaba a indiqué que « les services techniques ont procédé à un classement par thématique et par ministère concerné » en vue de permettre une concertation approfondie. L’objectif de l’atelier, selon lui, est de permettre à la Guinée de se positionner « en toute connaissance de cause » sur les recommandations à accepter ou à rejeter.

Soucieux de la rigueur du processus, il a également annoncé la volonté du gouvernement d’élaborer, pour la première fois, un rapport à mi-parcours sur la mise en œuvre des recommandations acceptées. Pour ce faire, la Direction nationale des droits de l’homme a été instruite d’initier une stratégie nationale de suivi, destinée à devenir une véritable « boussole » pour l’ensemble des acteurs impliqués.

La représentante adjointe du HCDH, Madame Kossiwa Didi Davi, a salué de son côté « l’esprit de coopération » de la Guinée, soulignant que ces recommandations sont bien plus que des engagements internationaux : elles sont des outils concrets pour améliorer la vie des citoyens guinéens. Elle a également insisté sur la nécessité d’une collaboration renforcée entre les institutions, les partenaires techniques et la société civile.

Robert Kamano, Directeur National Adjoint des Droits de l’Homme, a apporté des précisions sur le déroulement technique de l’atelier : 15 thématiques sont en discussion, autour desquelles les parties prenantes travailleront pour établir un document final à soumettre avant la date butoir du 25 août 2025.

Ce rendez-vous marque une étape clé dans la consolidation de la culture des droits de l’homme en Guinée. En mettant l’accent sur la transparence, la concertation et le suivi, le ministre Yaya Kairaba Kaba engage résolument son département – et plus largement l’État guinéen – sur la voie d’un respect effectif des engagements internationaux. Reste à voir si les paroles fortes et les promesses d’engagement se traduiront, dans les mois à venir, en actions concrètes et durables pour les citoyens guinéens.

 

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