Dans un contexte marqué par des tensions autour des candidatures aux prochaines échéances électorales, l’Observatoire national de supervision des élections (ONASUR-E) a engagé une démarche de médiation avec le Front pour la défense de la démocratie (FRONDEG), afin de favoriser un climat apaisé et inclusif.

Une rencontre décisive au siège de l’ONASUR-E.

Ce mardi 5 mai 2026, le président de l’ONASUR-E, entouré de ses conseillers, a reçu une importante délégation du FRONDEG dépêchée par son président, Abdoulaye Baldé. Cette rencontre intervient dans un contexte de contentieux électoraux liés à la validation des candidatures pour les élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.

Au cœur des échanges figurait le rejet de plusieurs candidatures du FRONDEG, tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Toutefois, la réintégration de la liste de l’Europe par la Cour suprême constitue un premier signal de prise en compte des préoccupations du parti.

Des tensions autour de la participation électorale.

Estimant ces rejets contestables, le FRONDEG avait envisagé de se retirer du processus électoral. Une telle décision, si elle était maintenue, pourrait fragiliser davantage la crédibilité et l’inclusivité du scrutin.

Soucieuse de préserver le dialogue, la stabilité et la crédibilité du processus, l’ONASUR-E s’est positionnée comme médiateur entre les parties. L’institution entend encourager le FRONDEG à reconsidérer son éventuel retrait, tout en appelant au respect des décisions prises par les autorités compétentes, afin de favoriser un règlement concerté des litiges électoraux.

« Nous avons écouté votre lecture de la situation et votre ressenti. Il aurait fallu nous saisir avant d’annoncer une telle décision », a insisté le président de l’ONASUR-E, appelant à la responsabilité politique et au vivre-ensemble.

Un appel au dialogue et à la responsabilité

À l’issue de la rencontre, l’ONASUR-E a réaffirmé son attachement au dialogue citoyen et au respect des règles démocratiques. Se définissant comme un « lanceur d’alerte institutionnel », l’organisation a rappelé que sa légitimité repose avant tout sur la confiance qu’elle inspire.

Elle a également souligné son rôle dans la collecte des perceptions citoyennes, la vérification des aspects matériels et juridiques du processus électoral, ainsi que la production de rapports indépendants. Au-delà de la supervision, l’ONASUR-E affirme contribuer activement à instaurer un climat de confiance, de dialogue et de paix, indispensable à la crédibilité du processus démocratique.

L’institution a lancé un appel au calme et à la non-violence, tout en formulant des recommandations pour améliorer le climat électoral. Elle invite l’ensemble des acteurs à privilégier l’intérêt supérieur de la nation en participant pleinement au processus.

Vers une sortie de crise ?

Si aucune décision définitive n’a été annoncée à l’issue des discussions, cette médiation apparaît comme un signal fort en faveur de l’apaisement. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si le FRONDEG maintiendra sa participation aux élections.

Dans un contexte politique sensible, cette initiative pourrait contribuer à prévenir une crise électorale et à consolider les fondements démocratiques du pays.

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