Conakry, 8 juillet 2026 – Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) a ouvert, ce mercredi à Conakry, les travaux de la session ordinaire de son Conseil d’administration, en présence de hauts responsables du secteur judiciaire, de partenaires techniques et financiers ainsi que des administrateurs de l’institution. Cette rencontre de deux jours, les 8 et 9 juillet, est consacrée à l’examen des performances du Centre, au renforcement de sa gouvernance et à la définition de ses orientations stratégiques.

Représentant le président du Conseil d’administration empêché, Abdoulaye Conté, président de la troisième chambre de la Cour suprême de Guinée, a rappelé, dans son allocution d’ouverture, le rôle central du CFJ dans la formation des magistrats et des autres professionnels de la justice.

Selon lui, la qualité de la justice repose avant tout sur la compétence, l’intégrité et le sens du devoir des femmes et des hommes appelés à rendre la justice. Il a souligné que les réformes engagées par les autorités guinéennes visent à renforcer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire, à moderniser l’administration de la justice et à consolider l’État de droit.

Évoquant la vision du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, il a indiqué que la refondation de l’État passe notamment par le renforcement des institutions, la promotion de la bonne gouvernance, la valorisation du capital humain et la modernisation des services publics.

Le représentant du Conseil d’administration a également insisté sur l’importance des travaux inscrits à l’ordre du jour. Ceux-ci portent notamment sur l’examen du rapport d’activités du premier semestre 2026, l’évaluation de l’exécution financière du premier trimestre, l’adoption de plusieurs textes réglementaires, l’analyse du compte financier 2025 ainsi que l’étude du projet de budget 2027.

Dans son discours de bienvenue, le directeur général du Centre de Formation Judiciaire, Alhassane Naby Camara, a salué la présence des autorités et des partenaires du Centre. Il a rappelé que cette session constitue un moment privilégié d’évaluation et de prise de décisions pour consolider les acquis de l’institution.

Le directeur général a mis en avant les progrès réalisés ces dernières années, notamment la diversification des offres de formation, le renforcement des capacités des formateurs, le développement de nouveaux partenariats nationaux et internationaux ainsi que la modernisation progressive des méthodes pédagogiques.

Il a également souligné l’importance des missions effectuées auprès de l’École nationale de la magistrature et de l’École nationale des greffes de France, destinées à s’inspirer des meilleures pratiques internationales afin d’améliorer durablement la qualité de la formation judiciaire en Guinée.

Procédant au lancement officiel des travaux au nom du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, le chef de cabinet du ministère, Maître Bily 1 Keïta, a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de la formation judiciaire un levier majeur de la réforme de la justice.

Il a rappelé que, sous l’impulsion du président de la République et avec l’accompagnement du Premier ministre, les autorités poursuivent un vaste chantier de modernisation du système judiciaire, fondé sur le renforcement des institutions, la bonne gouvernance et la professionnalisation des acteurs de la justice.

Le représentant du ministre a invité les administrateurs à examiner avec rigueur les différents dossiers soumis à leur appréciation, notamment le projet de budget 2027 et les textes destinés à renforcer la gouvernance du Centre. Il a également salué le soutien constant des partenaires techniques et financiers qui accompagnent les efforts de réforme du secteur judiciaire.

Au terme de la cérémonie, les responsables du CFJ ont exprimé leur ambition de faire du Centre une institution de référence en Guinée et dans la sous-région, capable de former des magistrats, greffiers et personnels judiciaires compétents, intègres et aptes à répondre aux exigences d’une justice moderne, efficace et respectueuse des droits des citoyens.

 

 

Par, Ousmane Bony Sylla