Nouvellement nommée présidente du Tribunal de première instance (TPI) de Coyah, la magistrate Fanta Alama Camara affiche ses ambitions : renforcer l’efficacité de la juridiction, améliorer la qualité des décisions judiciaires et restaurer davantage la confiance des citoyens envers la justice.
À la tête du Tribunal de première instance de Coyah, Fanta Alama Camara entend impulser une nouvelle dynamique dans le fonctionnement de cette juridiction. Sa démarche repose sur une organisation plus rigoureuse du travail, une meilleure coordination des services judiciaires et une attention accrue aux préoccupations des justiciables.
Parmi les priorités annoncées figure l’amélioration du traitement des dossiers. La nouvelle présidente souhaite renforcer le suivi des procédures et optimiser la programmation des audiences afin de mieux maîtriser les délais de jugement. Elle insiste toutefois sur un principe fondamental : la recherche de célérité ne doit jamais compromettre les droits des parties, le respect des garanties procédurales ou la qualité des décisions rendues.
« La célérité est une exigence de justice. Elle ne doit jamais devenir une précipitation », a-t-elle rappelé, soulignant ainsi la nécessité de concilier efficacité judiciaire et respect des règles de droit.
Discipline et responsabilisation des acteurs judiciaires
Au-delà de l’organisation des audiences, Fanta Alama Camara entend faire de la discipline et de la responsabilisation des personnels judiciaires des leviers essentiels de performance. Elle préconise une culture du résultat reposant notamment sur la ponctualité, la diligence dans le traitement des dossiers, la qualité du travail accompli et une collaboration renforcée entre magistrats et greffiers.
Cette approche vise à améliorer le fonctionnement quotidien de la juridiction et à favoriser une meilleure efficacité dans la conduite des procédures.
La dignité des justiciables au cœur des priorités
L’autre axe majeur de sa vision concerne la qualité de l’accueil et la considération accordée aux citoyens. Pour la nouvelle présidente, le service public de la justice doit se distinguer par l’écoute, le respect et la disponibilité envers toute personne venue solliciter ses services.
Elle entend ainsi lutter contre les attitudes d’indifférence et les obstacles injustifiés susceptibles de décourager les citoyens dans leurs démarches judiciaires.
« Le justiciable ne doit pas avoir à supplier pour obtenir l’attention à laquelle il a droit. Il ne doit pas avoir à subir l’indifférence lorsqu’il vient chercher une réponse de justice », a-t-elle martelé.
À travers ces orientations, Fanta Alama Camara affiche sa volonté de contribuer à une justice plus efficace, plus accessible et davantage respectueuse de la dignité humaine. Pour le Tribunal de première instance de Coyah, l’enjeu sera désormais de traduire ces engagements en résultats concrets, notamment en matière de réduction des délais de traitement des affaires, d’amélioration de l’accueil et de renforcement de la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
Par, Ousmane Bony Sylla


