En mission à l’intérieur du pays, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a accordé une attention particulière aux questions liées à la protection des droits fondamentaux, aux conditions de détention et à la réinsertion des personnes privées de liberté.
Lors de son passage à Siguiri, le ministre s’est notamment rendu à la maison d’arrêt de la ville, où il a constaté les travaux réalisés, dont la mise en service de trois nouveaux blocs destinés à améliorer les conditions d’hébergement des détenus.
En sa qualité de ministre en charge des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara a insisté sur la nécessité de garantir aux personnes détenues un traitement conforme aux principes de dignité humaine et aux droits fondamentaux.
Dans cette perspective, il a appelé à l’accélération du traitement et de l’audiencement des dossiers afin d’éviter que des personnes restent en détention au-delà des délais nécessaires. Il a également invité les magistrats compétents à recourir, lorsque les conditions légales sont réunies, aux mesures alternatives à la détention, notamment le contrôle judiciaire.
« La liberté est le principe, la détention est l’exception », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de traduire ce principe dans la pratique judiciaire.
Le ministre a également mis l’accent sur la réinsertion sociale des personnes ayant bénéficié de la mesure de grâce présidentielle du 2 octobre 2026. Il a rappelé que cette mesure comporte un volet consacré à l’encadrement civique et à la préparation à la réintégration des bénéficiaires dans la société.
À travers ces orientations, Ibrahima Sory II Tounkara entend inscrire l’action du ministère en charge des Droits de l’Homme dans une dynamique de protection de la dignité humaine, d’amélioration des conditions de détention et de renforcement des mécanismes favorisant la réinsertion sociale.
La visite de Siguiri intervient ainsi dans le cadre de la tournée du ministre à l’intérieur du pays, destinée notamment à apprécier les réalités auxquelles sont confrontés les acteurs de la chaîne pénale et à renforcer la prise en compte des droits fondamentaux dans le fonctionnement du système judiciaire et pénitentiaire.
Depuis Siguiri, Leperroquetguinee.com


