Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a annoncé la suspension conservatoire d’un garde pénitentiaire, à la suite d’un incident survenu le dimanche 11 octobre 2026, lors d’une mission officielle d’extraction et de transfert de prévenus de la Maison d’arrêt et de correction de Coyah vers la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Selon un communiqué signé par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, l’agent concerné, le brigadier Mamady Oularé, aurait utilisé le véhicule destiné à l’extraction des détenus pour transporter des passagers civils sur le trajet aller.

Cette mission avait pour objectif d’assurer le transfert de prévenus devant comparaître à l’audience correctionnelle de la CRIEF prévue le lundi 12 octobre 2026.

Le ministère considère ce comportement comme un manquement grave aux procédures administratives et aux règles encadrant l’escorte des détenus. Il estime également que cet acte individuel est contraire aux exigences du code de déontologie et aux obligations professionnelles du personnel pénitentiaire.

Face à la gravité des faits, le département dirigé par Ibrahima Sory II Tounkara condamne fermement cet acte, qu’il juge susceptible de porter atteinte à l’image de l’institution judiciaire.

Trois mesures immédiates annoncées

En réaction à cet incident, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a annoncé trois mesures : la suspension conservatoire de l’agent concerné, l’ouverture d’une enquête disciplinaire, sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales, ainsi que le renforcement des contrôles des convois pénitentiaires afin de prévenir toute récidive.

À travers ces décisions, le département entend rappeler que les missions d’escorte et de transfert des détenus sont soumises à des règles strictes qui doivent être respectées par tous les agents, dans l’intérêt de la sécurité et du bon fonctionnement de la chaîne pénale.

Le ministère réaffirme enfin son engagement à garantir la sécurité des citoyens, à faire respecter la loi et à promouvoir une administration pénitentiaire fondée sur la discipline, la rigueur et l’intégrité.

 

Pour le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Ibrahima Sory II Tounkara

Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme