À la tête de la Direction Nationale des Affaires Criminelles et de Grâce (DNACG), le magistrat Amadou Oury Diallo incarne une institution clé du dispositif judiciaire guinéen. Structure centrale du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, la DNACG s’impose aujourd’hui comme le bras technique du Garde des Sceaux dans la conduite, la coordination et l’harmonisation de la politique pénale sur l’ensemble du territoire national.
Un rôle central dans la mise en œuvre de la politique pénale
Chargée d’assurer la cohérence de l’action publique, la DNACG intervient en amont comme en aval des procédures judiciaires. Elle veille à l’application uniforme des lois pénales, tout en assurant le suivi rigoureux des orientations définies par le Garde des Sceaux. À ce titre, elle collecte et analyse les données judiciaires liées à la criminalité, aux poursuites et aux condamnations, contribuant ainsi à une meilleure lecture des dynamiques criminelles en Guinée.
Un appui stratégique aux parquets
La DNACG exerce également une mission de supervision et d’appui technique auprès des parquets généraux et des parquets d’instance. Elle s’assure de la cohérence des réquisitions, oriente les initiatives judiciaires et accompagne les magistrats du ministère public dans l’exécution de leurs missions. Cette coordination permet de garantir une réponse pénale harmonisée sur l’ensemble du territoire.
Un suivi rapproché des affaires sensibles
Au cœur des enjeux sécuritaires et judiciaires, la DNACG centralise les informations relatives aux affaires criminelles d’envergure nationale et internationale. Elle assure notamment le suivi des dossiers liés à la criminalité organisée, au terrorisme, à la traite des personnes, à la corruption ou encore aux atteintes à la sûreté de l’État. Elle joue par ailleurs un rôle déterminant dans la préparation des dossiers d’extradition et dans la coopération judiciaire internationale.
Gestion des grâces présidentielles : une mission régalienne
Autre atout majeur de la direction : l’instruction des demandes de grâce présidentielle. La DNACG reçoit, analyse et transmet les dossiers au Garde des Sceaux, avant leur soumission au Chef de l’État. Elle tient également le registre national des décisions de grâce et assure leur notification aux juridictions et aux établissements pénitentiaires, garantissant ainsi la traçabilité et la transparence des décisions.
Une organisation structurée et fonctionnelle
Pour mener à bien ses missions, la DNACG s’appuie sur deux entités principales : la Division des Affaires Criminelles, en charge du suivi des poursuites et des décisions judiciaires, et la Division en charge de l’amnistie, des libérations conditionnelles et des grâces. Cette structuration permet une spécialisation des tâches et une efficacité accrue dans le traitement des dossiers.
Des partenariats institutionnels étendus
La DNACG travaille en étroite collaboration avec les juridictions, les services de police judiciaire, ainsi qu’avec les autres directions du ministère, notamment l’administration pénitentiaire et l’inspection judiciaire. Elle entretient également des relations avec des organisations internationales telles qu’Interpol, l’ONUDC ou encore la CEDEAO, renforçant ainsi la coopération judiciaire transfrontalière.
Un acteur clé de la crédibilité judiciaire
Au-delà de ses missions techniques, la DNACG joue un rôle déterminant dans la consolidation de l’État de droit. En garantissant la cohérence de l’action publique et en contribuant à la maîtrise de la criminalité, elle participe activement au renforcement de la crédibilité et de l’efficacité du système judiciaire guinéen.
Sous la direction d’Amadou Oury Diallo, la DNACG s’affirme ainsi comme un levier essentiel de gouvernance judiciaire, au service de la légalité républicaine et de la confiance des citoyens envers la justice.

Par,  Ousmane Bony Sylla